Se rendre au contenu

Rançongiciel : les 24 premières heures pour une PME

Quoi faire, heure par heure, qui appeler, et faut-il payer la rançon.
16 octobre 2026 par
Rançongiciel : les 24 premières heures pour une PME
Raffaele Abbraccio

Vos fichiers sont chiffrés et une demande de rançon s’affiche? Les premières heures décident de la suite. Isolez les appareils touchés, ne détruisez aucune preuve, appelez votre assureur et la police, puis restaurez seulement à partir de sauvegardes propres. Voici quoi faire, heure par heure, selon les recommandations officielles canadiennes.

Attaque en cours chez vous? Appelez UpSystems au (438) 888-5941 et choisissez l’option Urgence. L’intervention d’urgence est un service payant, offert même si vous n’êtes pas client.

Heure 0 à 1 : contenir

  1. Isolez. Débranchez les appareils touchés du réseau et d’Internet : câble réseau, Wi-Fi, accès à distance et VPN. Le Centre canadien pour la cybersécurité recommande d’isoler tous les systèmes et appareils.
  2. Ne touchez pas au « patient zéro ». La Sûreté du Québec recommande de préserver le premier appareil infecté sans le modifier, et de le débrancher plutôt que de l’éteindre par Windows. Si un expert est déjà en route, laissez-lui cette décision.
  3. Ne supprimez rien. Gardez la note de rançon, les fichiers chiffrés et les courriels suspects. Ce sont des preuves, et un outil de déchiffrement pourrait exister un jour.
  4. Changez de canal. Les pirates lisent peut-être vos courriels. Communiquez par téléphone ou par un autre moyen.

Heure 1 à 4 : appeler les bonnes personnes

  1. Votre assureur cyber, en premier. Les assureurs demandent souvent d’être appelés avant toute autre démarche et fournissent un avocat spécialisé et une équipe d’intervention.
  2. Votre équipe ou fournisseur TI, pour l’analyse et la récupération.
  3. La police. Au Québec, la Sûreté du Québec au 310-4141; ailleurs, votre police locale. Signalez aussi l’incident au système national de la GRC et du Centre antifraude du Canada, en ligne depuis novembre 2025.
  4. Le Centre canadien pour la cybersécurité, par son portail de signalement.

Heure 4 à 24 : comprendre et récupérer

  • Évaluez l’ampleur. Quels appareils, quels comptes, quelles données? Des renseignements ont-ils été volés, et pas seulement chiffrés?
  • Vérifiez vos sauvegardes. Seules des sauvegardes hors ligne ou séparées du réseau sont fiables. Analysez-les sur un système propre avant de restaurer.
  • Changez les mots de passe des comptes administrateur et des utilisateurs, en créant des comptes temporaires pour la récupération.
  • Documentez tout : heures, actions, personnes contactées. Vos obligations légales et votre réclamation en dépendent.

Faut-il payer la rançon?

Le Centre canadien pour la cybersécurité laisse la décision à l’entreprise, mais rappelle que payer ne garantit pas le retour des données et que les pirates peuvent revendre ou publier vos données quand même. La Sûreté du Québec est plus directe : ne payez aucune rançon. Payer n’est pas illégal au Canada en soi, mais un paiement à un groupe sous sanctions peut l’être. Ne payez jamais sans votre assureur et un avocat.

De plus en plus d’entreprises refusent de payer. Chez l’assureur Coalition, 86 % des clients victimes n’ont pas payé en 2025.

Vos obligations de déclaration

OùQuoiQuand
Québec (Loi 25)Aviser la Commission d’accès à l’information et les personnes touchées s’il y a un risque de préjudice sérieux; inscrire tout incident au registre, conservé 5 ansAvec diligence
Ontario et ailleurs au Canada (LPRPDE)Déclarer au Commissariat à la protection de la vie privée et aviser les personnes touchées s’il y a un risque réel de préjudice grave; conserver un registre 24 moisDès que possible

Pourquoi le risque grandit

Selon le Centre canadien pour la cybersécurité, les incidents de rançongiciel au Canada augmentent d’environ 26 % par année depuis 2021, et la rançon moyenne payée au pays atteignait 1,13 million $ en 2023. Pour une PME, une attaque peut décider de sa survie.

Ce qui rend les 24 heures plus faciles

  • Des sauvegardes hors ligne, testées chaque mois.
  • L’authentification multifacteur sur tous les comptes.
  • Un plan d’intervention écrit, avec une liste de contacts : assureur, police, avocat, fournisseur TI.
  • Le numéro de votre assureur, imprimé, pas seulement dans un courriel.

Comment UpSystems vous aide

  • Ligne d’urgence. (438) 888-5941, option Urgence. Service payant, même pour les non-clients.
  • Avant l’attaque. Nos services gérés incluent les mises à jour et la surveillance, avec en option la protection avancée des postes, la surveillance 24/7 et la formation anti-hameçonnage.
  • Vérifier que vous êtes prêt. Un audit de sécurité (300 $ à 2 500 $) vérifie vos sauvegardes, vos accès et votre plan. Un test d’intrusion (dès 4 000 $) montre par où un attaquant entrerait.

Pas en crise, mais inquiet? Réservez un appel de 30 minutes pour faire le point. Voir notre audit de sécurité.

Questions fréquentes

Que faire en premier après une attaque par rançongiciel?

Isoler les appareils touchés du réseau, ne rien supprimer, puis appeler votre assureur, votre fournisseur TI et la police.

Faut-il éteindre l’ordinateur infecté?

Débranchez-le d’abord du réseau. La Sûreté du Québec recommande de débrancher le premier appareil infecté plutôt que de l’éteindre par Windows; idéalement, laissez la décision à un expert, car l’éteindre peut effacer des preuves en mémoire.

Est-ce illégal de payer une rançon au Canada?

Pas en soi, mais payer un groupe visé par des sanctions peut l’être. Ne payez jamais sans votre assureur et un avocat.

L’assurance couvre-t-elle la rançon?

Cela dépend de votre police. Appelez votre assureur avant toute décision : il peut exiger son accord préalable.

Prix des services TI gérés à Montréal en 2026
Ce qu’estime le marché, ce qui fait varier le prix et le piège du forfait « pas cher ».